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20/01/2012

« ITEM3 a été un très beau succès »


Arvind Ashta revient sur la dernière conférence internationale de microfinance à New Delhi (4-7 janvier 2012).

 

portrait de Arvind Ashta

 

Pourquoi organiser à New Delhi une conférence dédiée à la microfinance ?

Arvind Ashta : Pour la Chaire en Microfinance et le Burgundy School of Business, c’est une vraie responsabilité d’encourager dans des pays comme l’Inde les jeunes chercheurs à présenter des papiers, et aussi que ces derniers bénéficient de l’expertise de l’école. On est ici dans la génétique forte en RSE de notre institution. De plus, l’Inde représente le marché le plus vaste et en pleine croissance dans le domaine du microcrédit, et la situation de New Delhi nous offrait la possibilité de visiter facilement un village fonctionnant entièrement sur la base du microcrédit. Il s’agit donc d’un choix cohérent.

Que retenir de la 3ème édition de cette conférence internationale organisée par la Chaire ?

Arvind Ashta : ITEM3 a été un très beau succès. Près d’une cinquantaine de participants en provenance de 15 pays étaient présents, ce qui représente une bonne affluence. La caractéristique de cette conférence est qu’elle réunit professionnels et académiques, d’où sa richesse, et des papiers de grande qualité ont été présentés. Nous avons de plus la fierté d’être la seule école au sein des pays dits développés à organiser un événement de ce type au sein d’un pays émergent. Je signale par ailleurs que trois grands journaux étaient associés à l’événement et ont réalisé pour l’occasion un numéro spécial dont j’étais guest editor en tant que Titulaire de la Chaire : Cost Management, Strategic Change: Briefings in Entrepreneurial Finance et Journal of Innovation Economics.

Pour illustrer les échanges qui ont eu lieu lors de la conférence, pouvez-vous nous dire un mot du papier que vous avez-vous-même présenté ?

Arvind Ashta : Les papiers étaient donc centrés sur le Cadre Technologique et Institutionnel de la Microfinance et autour du thème de la « Gestion des Coûts et Performance Sociale en Microfinance ». Mon papier abordait la RSE dans l’ère de l’information appliquée au SAAS (« Software As A Service ») en microfinance. Cette technologie change la manière de fonctionner des IMF (Instituts de Microfinance), de nouvelles formes d’innovation conditionnent tout ça. Aujourd’hui, une majorité des IMF sont de petits IMF et ils subissent des pertes. Pour éviter cela et s’agrandir, Excel ne suffit plus en tant qu’outil de gestion d’information et ces structures ont besoin d’un ERP… qu’elles ne peuvent acquérir individuellement faute de moyens. L’idée est donc que les petits IMF s’associent sur cet aspect pour louer le logiciel, hébergé « dans les nuages », auprès d’un même prestataire qui assure le service pour tout le monde.
L’objet de mon étude est ainsi de questionner la responsabilité sociale des IMF concurrents vis-à-vis des uns et des autres, et des fournisseurs de logiciels entre eux, car dans ces nouveaux schémas de nombreuses problématiques émergent. Par exemple la question de la co-création, soit quand le client participe au développement du logiciel, ou celle du choix et de la confiance accordée aux partenaires dans le cadre de l’abonnement. Globalement, on s’aperçoit qu’on ne parle plus de responsabilité « de qui » mais de responsabilité « vers qui ».

Retrouvez le compte-rendu jour par jour d’ITEM3 sur le site Microfinance Focus :