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27/04/2012

Quand Edwina, étudiante, devient A.C. Faeles, romancière


L’élève de 2ème année PGE est l’auteure de la saga littéraire T.R.A.C.K.

Edwina Lambourdière, auteur de la saga littéraire T.R.A.C.K.

Edwina Lambourdière, pouvez-vous vous présenter et parler de votre parcours ?

J’ai 19 ans et je viens de Marie-Galante, qui est une dépendance de la Guadeloupe. J’ai jusqu’à présent suivi un parcours assez hétérogène : d’abord une voie scientifique au Lycée à Marie-Galante (Bac S, option math) avant de m’orienter vers un cursus littéraire en allant dans une prépa en Guadeloupe, où j’ai fait une double spécialisation en anglais et en espagnol. En ce moment je suis à l’ESC Dijon, en filière anglophone, pour préparer un double diplôme spécialisé dans le Marketing et le Management de projet. L’ESC Dijon et moi, en fait, ce fut d’abord une question de feeling, ou de « ressenti » comme diraient certains ; et ensuite ce sont greffés des éléments comme les choix de parcours, le rang de l’école ou la personnalité sympathique du Directeur M. Bourcieu.

 
On vous appelle aussi parfois « A.C. Faeles » ?

Oui, A.C. Faeles, c’est le pseudonyme que je me suis choisi en tant que romancière. Cela signifie en fait Aemilia Caerulea Faeles. C’est du latin… Oui, j’ai vraiment adoré le latin ! Aemilia, c’est Emilie, mon deuxième prénom. À chaque fois que j’étais dans une classe où je n’étais pas la seule « Edwina », je choisissais de me distinguer en utilisant mon deuxième prénom. Caerulea veut dire « bleu ciel », ma couleur préférée ; et Faeles signifie « chat », mon animal préféré.

 
Vous êtes donc l’auteure d’une saga baptisée « T.R.A.C.K. ». Pouvez-vous la présenter ?

La saga T.R.A.C.K., c’est une aventure. D’ailleurs, à l’origine, ce devait être simplement un roman. Mais pourquoi mettre un terme à une aventure si on peut la continuer ? T.R.A.C.K., c’est l'histoire d’une adolescente qui apprend qu’elle vient d’une autre planète, en danger, sur laquelle on pratique encore la magie et la sorcellerie... Aidée par des amis fidèles, elle va vivre une aventure hors du commun. Si je devais résumer juste en une phrase l’idée principale, ce serait : « Tu écriras toi-même les pages de ton histoire, la destinée n’est qu’un défi ». La saga est basée sur le concept du roman cinématographique. On voit ce qui se passe. Il y a plusieurs angles de vue, des passages d’une scène à une autre basés sur des plans de caméra. Ce n’est pas un concept nouveau, juste un choix d’écriture pour vivre et faire vivre ce roman qui fait largement plonger le lecteur dans l’action.

 
Cette passion d’écrire, d’où et de quand vient-elle ?

J’écris des histoires depuis que je sais aligner des mots dans un ordre qui donnent du sens. En gros, dès l’âge de 8-9 ans. On m’a toujours dit que j’avais beaucoup d’imagination. J’adore raconter des histoires. C’est une véritable passion qui au départ me permettait de combler les heures où je n’avais rien à faire, puis j’ai commencé à écrire même quand j’avais des choses à faire, parce que c’était toujours beaucoup plus stimulant. Maintenant, je ne peux plus vraiment concevoir ma vie sans l’écriture… elle fait partie intégrante de mon identité.

 
D’où vient votre inspiration ?

Il faut avouer que j’adore lire. Tout, sauf les romans à l’eau de rose… qui manquent de vraies actions ! Au départ je lisais les livres disponibles de la collection bibliothèque rose, et la verte aussi… (Club des cinq, Fantômette, etc.). Puis il y a eu Agatha Christie, mon auteur de roman policier préféré, et George Orwell pour la dystopie ! J’aime les livres où le lecteur n’est pas assis passivement mais intègre à son tour l’histoire et pense comme l’histoire.

 
Comment vous faites-vous éditer ?

Je suis auteur-éditeur. J’édite moi-même mon livre par le biais d’un imprimeur en ligne. L’imprimeur ne se charge que de produire le livre et possède une plateforme de vente et achat. Tout le reste est de ma responsabilité (correction orthographique, mise en page, création de couverture personnalisée, promotion). Évidemment, ça demande du temps… mais ça oblige à s’organiser et donne le sens des responsabilités. C’est un peu comme un mini stage où l’on doit mobiliser toutes les ressources disponibles pour chaque domaine d’action ! Le point positif : je ne débourse pas trop d’argent… Je détermine le prix et ne gagne que la marge que j’ai fixée, l’imprimeur prenant ce qui représente le « cout de production »). La contrainte principale reste de se faire connaitre sans avoir de points de vente physiques. Les librairies demandent une participation assez conséquente que je ne peux me permettre.

 
Quelle sont vos ambitions, à tous les niveaux ?

Déjà, depuis mon plus jeune âge, je veux être écrivain. Comme tout auteur, je souhaite être connue… Après je sais que je ne pourrais certainement pas à court terme être élevée au rang de J. K. Rowling, mais au moins une certaine reconnaissance sur le territoire français serait plaisante… J’ai plusieurs projets en route mais je suis concentrée sur le deuxième tome de la saga. C’est un bon entrainement parce que je veux être chef de projet, dans tout ce qui est marketing et communication. Si c’est possible, par la suite, j’aimerai monter ma propre boite d’édition pour tous ceux qui, comme moi, n’ont pas le sou mais ont du rêve à vendre.

 
Quel rôle joue l’ESC Dijon dans tout ça ?

S’il n’y avait pas eu l’ESC Dijon, je n’aurais sans doute pas osé publier. Ma passion est devenue mon « gagne-pain »… De ce point de vue, on peut dire que l’ESC m’a rendu responsable et m’a poussée dans ce que je considère déjà être ma carrière professionnelle. Le fait que les frais scolaires soient assez élevés m’a donc forcé à trouver des solutions. J’ai parlé de mon roman à plusieurs personnes de l’administration et j’ai été très encouragée à poursuivre. Je me sens à l’aise ici, dans mon élément, et bien conseillée ; il y a le stress financier, mais sinon, être à l’ESC Dijon c’est cool !