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03/02/2011

Guillaume de Breuvand, un homme d’influence


Issu de la Promo 2009, il a créé une société spécialisée en communication d’influence et livre ses conseils en entrepreneuriat

« Ce n’est pas parce qu’on a un nom à particule et une tête de premier de la classe qu’on vient forcément d’une famille aisée ! Chez moi, nous étions quatre enfants et j’ai dû subvenir très jeune à mes besoins. »

D’emblée, Guillaume de Breuvand s’oppose aux préjugés. Le jeune homme de 25 ans, lyonnais d’origine et issu de la Promotion 2009 du Programme Grande École du Burgundy School of Business, a vécu une belle histoire menant à la création de son entreprise, Vélite Influence, en octobre 2009. Son expérience et ses conseils pour entreprendre, il les livre dans la vidéo ci-dessus, avec comme maître-mot l’humilité.

« Après mon bac j’ai fait une fac de Droit pendant trois ans, un peu par défaut car ça ne représentait pas une charge financière lourde et ça me laissait le temps de découvrir le monde professionnel avant de me spécialiser. Mais à l’époque, j’avais déjà derrière la tête l’idée de faire une ESC. Durant cette période, pendant deux ans, j’ai travaillé comme voiturier-bagagiste au Sofitel de Lyon pour payer mes études. Dans ce petit boulot, j’ai rencontré des clients prestigieux avec qui j’ai sympathisé, et notamment des patrons pour qui j’ai beaucoup d’admiration, moi qui ai toujours eu le goût de l’entrepreneuriat. »

Parmi eux : René Ricol, célèbre expert-comptable, Co-fondateur du cabinet d’expertise financière Ricol Lasteyrie et aujourd’hui Commissaire Général à l’Investissement dans le cadre du Grand Emprunt. Cette belle rencontre est décisive : Guillaume discute beaucoup avec lui, lui parle de son goût pour l'entrepreneuriat et en vient à nouer des liens amicaux. Les conseils de René Ricol sont précieux.

« Après mon Droit, je passe donc les concours des ESC, j’obtiens celui de l’ESC Dijon et je choisis cette école sans hésiter : le hasard a fait que mes parents déménageaient dans la Cité des Ducs la même année, et en plus je voulais absolument suivre un parcours en apprentissage. En 3ème année, je choisis la Spécialité Finance, toujours sur les conseils de René Ricol, qui me dit que c’est la meilleure base qui soit pour comprendre les rouages d’une entreprise. »

En apprentissage, Guillaume est accueilli pendant un an par le cabinet Ricol Lasteyrie justement, au sein duquel il travaille sur des problématiques de rapprochements d’entreprises et d’évaluation financière. Il enchaîne par six mois en tant que commercial dans l’association 100 000 Entrepreneurs, où il prend la mesure de l’ingratitude de certaines tâches… qu’il juge pourtant essentielles à la formation d’un bon entrepreneur.

« A côté de ça, j’avais un ami qui commençait à développer le concept de « communication d’influence » et avait mis au point une méthode opérationnelle pour les entreprises, les fédérations et les associations. Forts de notre amitié et de notre complémentarité, nous avons décidé d’en faire une boîte à deux têtes. Vélite Influence est née en octobre 2009. »

« Notre métier consiste à rendre l’opinion publique favorable aux causes portées par nos clients pour leur permettre d’obtenir satisfaction auprès des décideurs politiques. Nous aidons nos clients à créer, animer et mobiliser une communauté d’influence constituée d’internautes, de militants associatifs, d’experts et de journalistes. Vélite Influence connait des débuts intéressants puisque sur le premier exercice nous avons eu une dizaine de clients, dans des secteurs aussi divers que l’automobile, l’immobilier, l’énergie, la santé et… le vin ! »

Aujourd’hui, Vélite Influence vient d’embaucher un troisième collaborateur, signe de son beau développement… et de la belle histoire que continue d’écrire Guillaume de Breuvand, qui conclut, toujours à rebrousse-poil : « Si malgré notre ambition et notre acharnement nous venions un jour à mettre la clef sous la porte, nous viendrons également témoigner ! Car je suis sur qu’il y a aussi des conseils à donner concernant la gestion des échecs ! Il faut qu’enfin, dans ce pays, les gens apprennent à encaisser l’échec... pour un jour encaisser les chèques ! ». C’est ça aussi, l’esprit d’entreprise !