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11/02/2016

Luc Ougeot (3e année MGE, spécialisation Entrepreneuriat)


« Je monte une startup pour se déplacer sans peine à Barcelone »

Je suis arrivé à l’ESC Dijon en 2012, après avoir fait mon lycée en Bourgogne puis une classe préparatoire économique à Lyon. Lauréat de la bourse d’excellence, je n’ai pas choisi cette École seulement car je suis un « local », mais surtout parce que j’ai eu un excellent feeling lors de ma visite du campus. Cela a été déterminant.

Au départ, on ne peut pas vraiment dire que j’avais la flamme de l’entrepreneuriat, mes projets professionnels étaient assez flous… J’ai suivi mes deux ans de tronc commun, puis je suis parti à Munich en année césure ; c’est là que mes idées se sont précisées. Je me suis retrouvé dans une startup qui avait déjà un peu de bouteille, Keller Sports, spécialisée dans la vente d’articles de sports sur le web. Cette expérience m’a énormément plu, j’y ai apprécié la bonne ambiance, et cela m’a donné le goût des petites structures.

En parallèle, avec mon frère et deux amis que j’avais rejoints en Allemagne, nous avons commencé à réfléchir sur un projet d’entrepreneuriat, une nouvelle plateforme de vente de voitures d’occasion. Si cela n’a pas abouti, ces premiers pas concrets m’ont vraiment encouragé sur cette voix. Et c’est à l’été 2015 que nous avons débuté l’aventure Yugo.

Mes acolytes étaient à Barcelone depuis quelques mois déjà, nous avons commencé à travailler à distance sur le projet tandis qu’en septembre je débutais ma spécialisation Entrepreneuriat à Dijon. L’École m’a alors particulièrement soutenu, m’offrant une grande aide à de nombreux niveaux et bien sûr une indispensable vision académique.

Scooter sharing à Barcelone, et bientôt ailleurs

À l’origine de Yugo, il y a un constat tiré de notre expérience de mobilité internationale : avec mon frère et mes amis, nous avons tous vécu dans plusieurs villes du monde pour des périodes assez courtes ; nous avons toujours trouvé que le scooter serait très pratique pour se déplacer, mais nous n’avions pas forcément de temps et d’argent pour acheter un véhicule et gérer la paperasse. D’où, aujourd’hui, ce concept de scooter sharing que nous développons à Barcelone.

Yugo est donc un service de scooters disponibles « où tu veux et quand tu veux ». On peut le comparer tout simplement au service Vélodi à Dijon ou Vélib à Paris, à la différence que le système fonctionne sans station. Grâce à l'application sur smartphone, il est possible de localiser via GPS, réserver et démarrer le scooter. Les véhicules sont répartis partout dans la ville, on peut en trouver un à 5 min à pied de chez soi et le laisser en bas de son bureau par exemple.

On paye son déplacement à la minute, dans une offre qui inclut également l'assurance et bien sûr les casques. 0,19cts/min : cela est bien moins cher que le taxi et beaucoup plus rapide que le métro ou le Bicing (équivalent du Vélodi à Barcelone) ! L’utilisateur se déplace librement, facilement, rapidement et surtout écologiquement dans la belle ville catalane. Écologiquement car ces scooters sont électriques, nous y tenons, surtout que Barcelone est la 2e ville la plus polluée d’Europe…

Pour l’instant, nous sommes en phase pilote, avec l’objectif de récolter un maximum de données, d’appréhender l’ensemble des problématiques logistiques et de trouver des investisseurs. Nous commençons avec un petit nombre de scooters, qui sont produits par un constructeur allemand, sur le modèle design des vieux Vespa.

Mais Barcelone n’est qu’une première étape. Une fois que nous aurons transformé l’essai ici, passé notre flotte à une vingtaine de véhicules dans un premier temps, puis à 100 ou 150 par la suite, nous avons l’ambition de nous développer notamment à Madrid et Toulouse. Tout cela en recrutant du monde pour développer au mieux l’entreprise.