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12/04/2016

Cécile Ducrot-Lochard (MGE 1997)


« Je m’engage depuis des années pour montrer que luxe et développement durable sont compatibles »

« Je garde un excellent souvenir de l’ESC Dijon, école que j’avais intégrée en 1994 après une classe préparatoire HEC. Je me souviens notamment de l’ambiance formidable, de mes rencontres avec des gens venus de toutes les régions, des professeurs supers, ou encore de ma forte expérience associative – nous avions notamment créé Express’ion, l’association qui réalise chaque année un supplément pour L’Express et qui existe encore aujourd’hui ; j’en étais secrétaire générale.

Après ces très belles années, au cours desquelles je me suis spécialisée en marketing, j’ai d’abord connu une petite erreur d’aiguillage : je voulais faire du marketing et de la communication dans le domaine du luxe, mais je me suis rapidement aperçu que je n'aimais pas ça…. Je n'y trouvais pas de sens. Je me suis alors retrouvée dans la finance alors qu’a priori je n'aimais pas du tout ça non plus… Ce fut en fait mon premier contact avec le concept de gestion éthique de l’argent : je devais trouver pour mes clients des solutions de placements socialement responsables. J'adore être aux prémices des sujets qui émergent, là c'était complétement le cas.

J’ai ainsi passé 5 ans à HSBC à m’occuper des investissements socialement responsables. Un jour, j’ai fait venir Lafarge qui avait un tout nouveau partenariat avec WWF. Ce fut pour moi un déclic : je me suis dit que ce genre d’association devait avoir besoin de profils comme le mien pour se développer, et j’ai fait acte de candidature spontanée en même temps que je postulais pour faire un 3e cycle à Dauphine. J’ai eu les deux et ce fut le début de mon parcours dans le non profit.

Déflorer les tendances responsables émergentes

D’abord Chargée des partenariats entreprises, je suis devenue Directrice de la philanthropie et responsables des programmes « Luxe & Environnement ». Il y a vraiment très peu de rapports entre ces deux univers, et encore moins de littérature à ce sujet. C’est ainsi qu’un éditeur ma sollicitée pour écrire un livre sur ce thème. J’ai décidé de quitter WWF pour me consacrer à son écriture, et « Luxe et Développement Durable, la nouvelle Alliance » est sorti en 2011. Dans le même temps, j’ai monté un cabinet de conseil, Citizen Luxury.

Aujourd’hui je suis toujours à la tête de ce cabinet, et je viens également de rejoindre LVMH en tant que Directrice de la communication de la nouvelle maison de cosmétiques née tout début 2016, Cha Ling, incubée par Guerlain. Je suis ravie de me joindre à une initiative qui mêle luxe et développement durable et qui ose communiquer sur le sujet.

Déflorer les grandes tendances : voilà un de mes moteurs principaux depuis longtemps, et je suis heureuse et fière de contribuer à cela. J’ai d’ailleurs toujours plein d’idées en tête pour mes engagements futurs, comme démontrer au secteur du luxe qu'il y a des choses à faire sur la cause animale. Je veux aussi continuer à pouvoir toujours consacrer un peu de temps à mes projets de terrain, comme la filière de cachemire durable que j’ai contribué à développer en Mongolie. »