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04/05/2016

La vie des étudiants, préoccupation majeure de l’ESC Dijon


Alexandrine Bornier évoque l’accompagnement personnel très poussé à l’École

À l’École, tout le monde la connaît, et il est difficile pour elle de faire plus de quelques mètres sur le campus sans qu’un élève ne l’accoste. « Je suis sollicitée pour tous les types de problèmes, tous les étudiants m’identifient ainsi. Et je suis là pour ça ! Pour faciliter la parole, trouver des solutions. Les étudiants qui ont besoin de parler savent qu’ils ont accès à une psychothérapeute, mais il y a de toute façon une vraie demande d’échanger. »

Alexandrine Bornier est responsable du Département DAP (Développement et Accompagnements Personnels), qui gère des modules pédagogiques destinés à renforcer les compétences sociales et comportementales des élèves. « La qualité d’un manager ne se résume pas au savoir et au savoir-faire !, martèle-t-elle, le savoir-être est aussi essentiel ! »

Ce Département est donc également destiné à l’accompagnement des élèves tout au long de leur vie à l’École. « Aujourd’hui, le bien-être est devenu quelque chose d’incontournable pour les élèves, que ce soit dans leur parcours à l’École, mais aussi dans leur projection vers l’avenir, dans leur futur travail. Et c’est très bien qu’ils aient cette dimension en tête ! »

Pour les cas les plus sérieux, une psychothérapeute est à disposition. « Nous avons mis ce service en place il y a une dizaine d’années. Avant, les élèves ne faisaient pas la démarche… Aller voir un psy, c’était considérer comme « la folie ». Heureusement, les comportements ont beaucoup changé. »

Mais au quotidien, il y a un vrai besoin de soutien psychologique : c’est la priorité pour les élèves qui rencontrent des difficultés dans leur vie. « Mon rôle a donc son importance, dans cette facilité de dialogue qui est offerte, avec un accès direct et peut-être moins formalisé. Quand on parle d’accompagnement personnel, c’est n’est pas un vain mot ! Au DAP, on s’occupe de l’élève en tant qu’être humain. »

Mission Handicap et rôle des associations

Le DAP, c’est aussi une Mission Handicap mise en place en septembre 2009. « Il s’agit d’un aspect plus spécifique mais fondamental. Il y a 7 ans, nous suivions 3 ou 4 étudiants en situation de handicap. Lors de la rentrée 2015, ils étaient une quinzaine. Je vois cela comme un effet de la loi 2005 sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Même lentement, les choses avancent. »

Là encore, les cas sont très variés et demandent donc de l’adaptation. « Ces étudiants suivent un cursus normal, il y a des aménagements de cours, d’examens, et on va peut-être vers un aménagement de diplôme. Par exemple, quelqu’un qui est sourd ne peut passer le TOEIC… Comment aménager cela ? Il faut s’adapter. »

En cela, l’École est aidée depuis 2009 par la Caisse d’Épargne, avec qui un partenariat est noué. Des bourses sont délivrées aux élèves en situation de handicap et des opérations de sensibilisation sont organisées.

Sur ce théâtre-là, si l’une des missions du DAP est aussi d’accompagner la vie associative de l’École d’un point de vue général, de nombreuses associations se mobilisent chaque année sur ces thématiques du handicap ou de la solidarité. Ainsi Watch’esc participe au concours Tous HanScène avec l’association Tremplin, ou Solidaresto réalise des opérations dans le but de distribuer de la nourriture aux élèves dans le besoin. La dernière-née, Eco’nymous, a prévu de nombreuses actions de sensibilisation sur les enjeux de la RSE également.

Et Alexandrine Bornier de conclure, pour finir d’illustrer cet accompagnement jusqu’au bout des ongles : « Au DAP, nous essayons de penser à tout, et nous veillons à ce que les choses soient faites dans les règles. Par exemple, pour le weekend d’intégration, nous sensibilisons, nous encadrons afin d’éviter tout débordement, nous accompagnons les équipes organisatrices… C’est une œuvre de chaque instant ! »