Un étudiant youtubeur cartonne en vulgarisant la géo

Avec La Geozone, Théo Pissard attire des millions d’internautes avec des vidéos de géographie et géopolitique

Théo Pissard a 23 ans et est étudiant au sein du Master Grande Ecole de BSB. En 2016, il a créé la chaîne YouTube La Geozone, qui compte aujourd’hui plus de 55.000 abonnés et près de 4,5 millions de vues au total.

« A l’époque j’ai lancé La Geozone en partant d’un constat simple : j’adore la géographie mais je ne trouve pas vraiment de chaînes qui l’abordent sur le YouTube francophone », se rappelle-t-il. « Je me suis donc dit à un moment : si personne ne le fait, alors c’est moi qui vais le faire ! »

Théo commence par réaliser une vidéo sur l’Estonie, un pays sur lequel il a réalisé un exposé à l’école primaire et qui depuis n’a jamais vraiment quitté son esprit. D’ailleurs, il y passera la première moitié de l’année 2022 en mobilité étudiante, ce qui d’une certaine façon lui permet de boucler la boucle.

Puis il enchaine la réalisation de vidéos toujours avec l’objectif de présenter des choses méconnues de la plupart des gens : « Des pays comme la Géorgie, le Tadjikistan, le Bélize ou le Tchad, des îles comme Aruba, Pitcairn, les Islas de la Bahia, les îles Aléoutiennes, les îles Scilly ou des lieux comme le Kamchatka, le Karakalpakstan ou le Dakota du Sud. J’aime faire découvrir des régions qui ne sont pas franchement célèbres, partager leur histoire et leur culture. »

Au départ, ce sont surtout ses proches qui regardent de près ses vidéos, mais au fil des mois de plus en plus de monde s’y intéresse, jusqu’à une vidéo particulière courant 2021 qui fait le buzz. « Il s’agissait d’une vidéo sur “5 pays qui existeront peut-être dans 20 ans” ; elle a explosé tous mes chiffres : je suis passé de 400 vues par jour à 400 vues par demi-heure, c’était énorme ! »

Algorithme, régularité et contenu qui plaise d’abord à soi

Après ce gros coup, l’audience retombe un peu et c’est fin 2021 qu’il décide de passer au rythme d’une vidéo par semaine – il était en moyenne à une toutes les deux semaines auparavant. « Il faut savoir qu’une vidéo type sur la chaîne, c’est 3 ou 4 jours de recherches et d’écritures, puis 2 heures d’enregistrement audio et 2 ou 3 jours de montage », explique Théo. Grâce à ce rythme hebdomadaire mais aussi la sortie de vidéos de plus en plus qualitatives, la fréquentation de la chaîne décolle.

« La régularité est hyper importante pour réussir sur YouTube » constate Théo. « 8.000 abonnés ont rejoint ma chaîne entre mars 2016 et mai 2021 quand je publiais une vidéo toutes les deux semaines ; au mois de décembre de la même année La Geozone a compté 656.000 vues, et donc depuis, en un an, j’ai gagné 47.000 abonnés ! »

« Pour garder ce rythme sur la durée, la recette est pour moi avant tout de créer du contenu qui nous plaise à soi. Il faut certes nourrir l’algorithme de la plateforme mais de toute façon celui-ci reste très largement mystérieux, même si on sait qu’il implique le pourcentage moyen visionné de chaque vidéo, le nombre de like et de vues, les commentaires, les partages… »

« L’avantage de mes vidéos, c’est qu’elles ne sont pas très complexes à réaliser : je ne fais pas des montages hyper poussés notamment, et globalement cela me laisse du temps pour étudier et faire plein d’autres choses. Il me semble important de ne pas être monomaniaque lorsque l’on est youtubeur, savoir éteindre son écran et ne pas fantasmer outre mesure sur le succès potentiel de sa chaîne », estime celui qui pourtant génère dorénavant des revenus mensuels appréciables pour un étudiant.

« Grâce à La Geozone, j’ai pu être invité à de nombreux événements très variés, comme une masterclass organisée par YouTube France, Arte et le CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée), une conférence sur les métiers de la géographie à Albi, prononcer un talk TEDx à KEDGE Bordeaux ou encore visiter des institutions comme le château de Versailles ou le Louvre. Mais ma plus grande fierté, c’est d’avoir été sélectionné par YouTube pour être un “Edutuber” – contraction d’éducation et Youtuber – et de figurer dans la liste de l’Education nationale des vidéastes à utiliser pour les cours. On se sent utile ! », conclut notre étudiant qui a pour ambition de développer toujours plus sa chaîne et pourquoi pas d’en faire son activité principale à l’avenir.

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