Education en entrepreneuriat : retour sur la 3E Conference

Trois questions à Mohsen Tavakoli après l’événement accueilli par BSB en mai dernier

Du 11 au 13 mai 2022, BSB Dijon a accueilli la 3E Conference – ECSB Entrepreneurship Education Conference, grand événement international dont la thématique principale portait cette année sur l’impact de l’éducation en entrepreneuriat sur l’individu. Mohsen Tavakoli, professeur d’entrepreneuriat à BSB et co-président de l’événement, revient sur les moments forts de cette édition dijonnaise de la 3E Conference.

Que retenir de cette conférence ?

Ce fut un immense plaisir d’accueillir et d’organiser à BSB, et pour la première fois en France, cet événement international de référence pour ce qui est de l’éducation en entrepreneuriat. Etats-Unis, Brésil, Asie, Afrique et bien sûr Europe : c’est du monde entier que sont venus les plus de 160 intervenants de cette 9e édition. C’est la première fois qu’il y avait autant de participants à la 3E Conference.

Celle-ci représente une occasion unique et engageante de débattre et de partager ses expériences sur les principaux défis et avancées de l’enseignement de l’entrepreneuriat en Europe. Contrairement aux événements académiques plus traditionnels, la conférence 3E se concentre sur les problèmes et les questions plutôt que sur des solutions toutes faites et des présentations de résultats de recherche scientifique.

Les échanges furent très riches autour de la thématique de cette année : « L’impact de l’éducation en entrepreneuriat sur l’individu ». Globalement, on constate une volonté de plus en plus partagée de s’éloigner de l’évaluation des résultats, pour aller justement vers une meilleure prise en compte des impacts de l’éducation entrepreneuriale sur les individus et la société dans son ensemble.

Il faut également souligner le rôle important de l’ECSB (European Council for Small Business and Entrepreneurship), instigateur principal de l’événement, et de la CREE (Communauté de Recherche en Éducation à l’Entrepreneuriat), ainsi que le soutien précieux de nos partenaires dans le succès de cette conférence : Dijon Métropole, la Région Bourgogne Franche-Comté et la Banque des territoires.

Nous avons notamment eu l’honneur d’être reçus à l’hôtel de ville et accueillis par la vice-présidente de Dijon Métropole, Marie-Hélène Juillard-Randrian. Le lendemain a été remis le 3E Award, qui récompense une personne ou une organisation ayant contribué à l’amélioration de l’enseignement de l’entrepreneuriat dans le milieu universitaire en Europe. Cette année ce sont Karen Williams Middleton et Mats Lundqvist, de Chalmers University of Technology en Suède, qui ont été primés.

Pourquoi avoir organisé spécialement une Journée francophone des éducateurs en entrepreneuriat lors de cette conférence ?

Effectivement le 12 mai, avec le soutien essentiel de nos partenaires, nous avons réuni plus de 30 personnes de l’écosystème local, impliqués dans le développement de l’esprit d’entreprendre sur le territoire : enseignants-chercheurs, accompagnateurs, étudiants, personnes travaillant dans des incubateurs, entrepreneurs, décideurs politiques ou encore journalistes.

L’idée était de se placer dans la continuité d’une démarche entreprise en 2019 lors d’une conférence à l’IUT de Roanne, qui visait déjà à favoriser les échanges entre toutes les parties prenantes de l’entrepreneuriat, et à travailler sur l’entrepreneuriat de demain.

L’objectif était d’abord de se mettre d’accord sur une définition de l’entrepreneuriat permettant d’élaborer un programme d’éducation satisfaisant d’un point de vue général, c’est-à-dire intégrant tous les niveaux d’enseignements – primaire, secondaire, supérieur – ainsi que l’ensemble des structures concernées.

C’est notamment pour cela que nous étions particulièrement heureux de la participation d’un philosophe comme Jérôme Lecoq ou d’une chercheuse en sciences de l’éducation comme Patricia Remoussenard. Le contenu et l’animation de cette journée ont été assurés par notre collègue Olivier Toutain, ainsi que par Stéphane Foliard et Joseph Tixier de la CREE.

Tirez-vous des enseignements de cette journée francophone ?

Absolument, et avant tout la confirmation qu’il n’existe pas un entrepreneuriat mais des entrepreneuriats ! A travers les discussions, on prend conscience que les différentes parties prenantes n’ont pas la même définition, et il est crucial d’ouvrir le débat entre les acteurs pour élargir la vision de chacun.

Par exemple, pour certains l’entrepreneuriat se limite à la création d’entreprise, alors que lorsque l’on échange on s’aperçoit qu’il y a un autre type d’entrepreneuriat qui ressort : celui qui résout des problèmes ou créé de la valeur pour l’ensemble de la société.

Nous sommes déjà impatients de nous retrouver l’an prochain à l’Université d’Aarhus au Danemark pour la 10e édition de la 3E Conference, afin notamment de poursuivre ces fructueux échanges !

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